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UN DÉCLIC IMPORTANT

March 23, 2017

Je me considère comme une sportive dans l’âme depuis mon très jeune âge. Au primaire, j’étais souvent choisie la première lorsqu’on formait les équipes, même qu’on me léguait souvent le poste de capitaine. Je n’ai jamais été à la tête de la gang de filles de l’école, mais plutôt celle qu’on plaçait au premier but pour dégager le ballon au fond de la cours (ballon canadien « style »). Je n’ai jamais été non plus celle de qui on se moquait parce qu’elle ne savait pas lancer un ballon de basketball, j’étais plutôt celle qui gagnait souvent au concours de « Qui lance du plus loin ». On ne m’a jamais appris vraiment à lancer un ballon de football, ou bien à courir rapidement, à botter un ballon de soccer le plus haut dans les airs. On ne m'a pas non plus appris à « slider » en « crazy carpet » l’hiver, ni à faire du « skateboard », parce que je savais comment m’y prendre, naturellement.

 

 

J’ai passé quatre ans de mon secondaire dans l’équipe de basketball. La deuxième année, j’étais capitaine de l’équipe. Je me suis toujours perçue comme une leader. Je crois que je l’ai toujours été. J’apprécie cet aspect de ma personnalité, car il  m’a aidé non seulement en sport mais aussi dans la vie de tous les jours. Au secondaire, plus les années passaient plus je développais ce côté de moi qui me permettait, entre autres, de prendre le lead lors des travaux d’équipe, ou bien de passer la première ou dans les premiers lors des exposés oraux. Ceci étant dit, même si le basketball a été pour moi une expérience très enrichissante pour ma vie future, j’ai été exposée à une situation décevante durant les deux dernières années. L’équipe étant plus hétérogène en terme d’âge des athlètes lors de la troisième et de la quatrième année, mon temps de jeu a passé de 50% à 0% sur le terrain. Honnêtement, je n’ai jamais compris ce principe. Pour moi, le sport surtout au secondaire doit être accessible à tous. De plus, c’est le défi qu’a entrepris notre gouvernement depuis plusieurs années en instaurant programmes et activités sportives dans les écoles primaires et secondaires. Pour résumer ma situation simplement, j’ai « benché » durant deux ans. Avec une moyenne de huit tournois à l’extérieur de la ville par année, c’est « rough » sur le moral et sur la motivation. Ma passion pour le basketball s’est totalement éteinte. En cinquième secondaire, je ne me suis pas présentée au camp de sélection. Après deux ans, j’ai démontré beaucoup de courage et j’ai sacrifié ma passion pour du mieux-être : ce fut l’une des meilleures décisions de ma vie.

 

 

Le sport est donc devenu beaucoup plus plaisant et agréable pour moi. J’ai continué à bouger dans la salle de sport du Cégep, en cours d’éducation physique et à l’extérieur en pratiquant beaucoup de course à pied. J’appréciais beaucoup le fait d’être seule en entraînement, me retrouver avec moi-même dans un moment d’inconfort et de dépassement de soi. J’étais dans mon « mood », je me sentais vivante et motivée à bouger encore plus. En 2012, j’ai découvert le CrossFit, un nouveau sport en vogue depuis plusieurs années aux États-Unis. J’ai essayé pour la toute première fois cette discipline sportive avec un entraînement un peu spécial. Pour ceux qui connaissent le CrossFit, mon premier essai fût le WOD « Filthy fifty ». Un entraînement pouvant atteindre jusqu’à 35 minutes d’effort, sans pause imposée. Et j’ai offert une bonne performance! Ce jour-là, il y a eu un déclic, un déclic vraiment important. Le CrossFit est un sport individuel à la base, qui partage la philosophie de performer contre soi-même, c’est-à-dire de battre ses propres performances et non celles des autres, de se comparer à soi. Je me suis retrouvée dans un environnement fait pour moi. Je me suis épanouie personnellement, j’ai grandi intérieurement. J’entamais mon université en kinésiologie durant cette même période. J’ai été en mesure de me développer comme professionnelle de la santé et d’agrandir incroyablement mon réseau de contacts comme je n’aurais pu me l’imaginer. J’ai commencé à vivre pleinement des bienfaits du sport sur l’entièreté des sphères de ma vie.

 

 

L’activité physique fait et fera toujours partie de moi. J’aime l’inconfort, j’aime le défi, j’adore réaliser de belles performances. À chaque semaine, je me dépasse physiquement et mentalement, et je travaille énormément sur ma personne. J’en apprends à tous les jours. Je connais mes limites, je connais mes faiblesses, j’écoute mon corps et j’apprends à progresser sainement dans mon entraînement. De plus, l’activité physique me permet d’exercer le métier que j’aime et qui me passionne. Définitivement l’entraînement m’a permis d’apprendre à connaître la personne que je suis et ce, mieux que quiconque.

 

 

Coach Alex :)

 

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March 23, 2017

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